Enfant du monde, reste sur mon nuage.
Enfant du pays, partage ma rage.
Reste dans mon ombre, partage mes joies et peines.
Sois l'élu de mon arme, sers-moi de bouclier et de sirène
Pour les dangers de ma vie.
Enfant d'une vie, obéis-moi, comme un automate,
Enterre cette liste de nom. Tue ! Nobles sont tes actes.
Installation de la haine par la solitude des moribonds.
Tue, Je te le demande ! Entre dans la maison et par un bond,
Sors en laissant l'enfer derrière toi.
Le massacre est ta vertu, la solitude est ta femme,
La haine est ton amie. Quoi de mieux que semer les germes
De la peur et du désespoir dans la fleur. Tu es comme moi,
Conçu par l'abandon et la trahison. Les années, les mois
Te forgent pour tuer et forger l'esprit perdu des ados.
Tes parents, la famille Mal, t'ont bien éduqué.
Ils sont mes fidèles serviteurs. Tu es en sureté
Chez moi pour obéir à mes plus sombres désirs.
Je suis ton maître qui t'apprend. Appelle-moi sir !
Je vais t'apprendre le secret du suicide...
Apprends, le suicide, à ses ados qui te le demandent.
Apprends leur à se détester, à se pendre, à se mutiler.
Verse sur leur visage mélancolique de l'acide
Pour que, à jamais, amis ou familles, ne s'attardent
Plus à les reconnaitre.
Ils t'aiment, toi qui les rends heureux par l'ouverture
De leurs veines, l'écoulement de leur sang, la tendresse
Des pleurs de leur entourage. Ils ont fermé cette serrure
Dans laquelle ils t'ont jeté. Ils n'ont pas la sagesse
Car les parents n'ont pas su comprendre leur ado.
On dira que tu es le mal mais tu es le bien...
Ton seul contraste et le bonheur des ados.
Ton seul plaisir se trouve dans leur mort. Un ado ?
Pff, je gagne mon gagne pain grâce à leur âme. Et le tien ?
C'est mon or et mon plaisir !
Exécute mes tâches, toi, le frère des ados. Misérable,
Esclave, je ne veux point voir un seul ado sourire. Seuls,
Ils s'égarent, ils ne méritent pas ma grâce, moi, le peuple,
Qui guide. Ce sont tes frères mais tu n'es pas seul,
Je suis né pour être ton maitre. Obéis